André-Louis Paré
André-Louis Paré enseigne la philosophie au Cégep André-Laurendeau (Montréal). À titre de critique et théoricien de l’art, il collabore à diverses revues québécoises se consacrant à l’art contemporain (Ciel Variable, Espace sculpture, Esse arts + opinions, Etc, Parachute). Pour la revue Espace, il a coordonné les dossiers sur les duos en art, sur l’art et la nourriture, sur l’espace sonore et sur l’art et l’humour. Il est aussi l’auteur de plusieurs opuscules et textes de catalogue. Au printemps 2005, avec Patrice Loubier, il cosignait la troisième édition de la Manif d’art de Québec. À l’été 2008, avec Jean-Michel Ross et Élisabeth Pawlowski, il était commissaire de l’exposition Québec Gold qui eut lieu à Reims (France). Il fut également commissaire de l’exposition Hors de moi/Beside Myself consacrée à l’oeuvre de Daniel Olson et présentée à Expression (Saint-Hyacinthe) à l’automne 2008. Il vit et travaille à Montréal.
Marie-Ève Charron
Marie-Ève Charron est critique d’art pour le quotidien montréalais Le Devoir. Chargée de cours au Département d’histoire de l’art de l’UQAM depuis l’automne 2004, elle enseigne également au niveau collégial. Elle a été, de 2003 à 2006, adjointe à la rédaction de la revue d’art contemporain Parachute et a coordonné la production de diverses publications, notamment pour le Musée national des beaux-arts du Québec. En plus de collaborer régulièrement à des revues spécialisées en art actuel (Parachute, Esse arts + opinions, Mix Magazine, Ciel variable) ses textes ont aussi été publiés dans des ouvrages, dont les plus récents sont Mon Régime. Martin Dufrasne (Séquence, 2008) et Claire Savoie (Musée régional de Rimouski ; Vox, centre de l’image contemporaine, 2008).
Nelly-eve Rajotte
Nelly-Eve Rajotte est membre de Perte de Signal depuis 2003. Elle a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2006. Son travail est orienté vers la vidéo numérique monobande, l’installation et la création sonore. Ses œuvres vidéographiques ont été diffusées dans plusieurs festivalsa travers le monde. À Montréal, ses installations ont été exposées à la Parisian Laundry, à la Fonderie Darling, à la galerie Occurrence, à la galerie Clark et à la galerie SAT.
Les images en mouvement de Nelly-Ève Rajotte témoignent d’une recherche autour de la notion du double. L’artiste transforme les images qu’elle capte, les altérant par la modulation des effets de la lumière saisie ou les comprimant parfois dans des bandes horizontales. Nous ne discernons parfois plus le motif d’origine, mais notre mémoire le conserve et nous amène à entrer dans le processus sous-jacent de métamorphose. L’architecture de l’image est donc quelque peu visible et la trame sonore qui s’y juxtapose trouve à se loger dans un mouvement similaire. Les sonorités tantôt grésillantes, tantôt sinistres tracent un parcours perceptif déstabilisant et créent une accumulation d’impressions. L’artiste opère donc différentes translations et parvient à transporter d’un espace à un autre ses images.
